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 France - Aquitaine - Bazas et ses environs

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KaLeT
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Oad/Reizh/Kêr (Age/Sexe/Ville) : 27/Paotr/Bro-C'hall kornaoueg (A l'ouest !)
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MessageSujet: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Mar 5 Déc - 21:32

Salut à toutes et tous ! Smile

Chose promise chose dûe, j'avais promis de poster des photos de cette cité médiévale méconnue d'Aquitaine eh bien la voici ! Wink Et d'autres sujets concernant des cités médiévales d'Aquitaine suivront ! Razz Very Happy


Allez c'est parti avec d'abord une bonne quantité d'Histoire et d'infos avec toutes les sources ! Wink Smile



Bazas, Histoire


C’est avec la conquête romaine que le peuple des Vasates est entré dans l’histoire. Peuple Aquitain que l’on commence à mieux connaître grâce aux fouilles des "tumuli" de la région, il ne s’émancipa probablement qu’au IIIe siècle.

Ce n’est en tout cas qu’au début du IVe siècle que la ville de Cossio, patrie du père d’Ausone, prit son essor sur le site éperon qu’elle n’a jamais abandonné.

Entourée de murailles, la ville allait jouer jusqu’à la fin du XVIe siècle un rôle de forteresse. Limitée jusqu’au XIe siècle à la pointe orientale de l’éperon, à l’est de la cathédrale, elle s’agrandit ensuite des faubourgs de Notre-Dame-du-Mercadilh et de Saint Martin, annexant l’emplacement du marché devenu aujourd’hui place de la Cathédrale.

Cette extension se fit probablement en deux étapes au XIe et au XIIe siècles mais, à partir de cette époque et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, la cité ne devait pas sortir de cette enceinte, encore marquée aujourd’hui par la ligne des cours et celle des promenades.

Depuis le siège en 414 du roi Wisigoth Athaulf, jusqu’à l’attaque protestante de la nuit de Noël 1561, il n’est guère d’invasion ou de conflit au cours desquels Bazas n’ait été pris ou menacé : francs au VIe siècle, Vascons au VIIe siècle, Arabes et Austrasiens au VIIIe siècle, Normands au IXe siècle, Protestants au XVIe siècle, se sont jetés avec un succès variable à l’assaut de la cité.

A ce rôle militaire s’en ajouta un autre jusqu’à la fin XVIIIe siècle, celui de cité épiscopale et de chef-lieu d’un diocèse englobant les villes de Langon, La Réole et Casteljaloux et qui s’étendait des rives de la Leyre à celles de la Dordogne.

Les évêques (65) furent aussi depuis le Xe siècle seigneurs de la ville et leur château, sur l’emplacement actuel du presbytère, fut, des siècles durant, la citadelle de Bazas. Mais dès 1140, les évêques partagèrent leur pouvoir avec le chapitre, puis en 1283, évêque et chapitre conclurent un paréage avec le roi-duc Edouard Ier.

D’autre part, dès 1243, une commune était apparue qui fut, par la suite, transformée en jurade et contribua concurremment avec l’évêque à l’administration de la ville. Sur le plan judiciaire, en revanche, c’est avec la monarchie qu’en vertu du paréage de 1283, les évêques durent composer.

Mais au-delà de la ville, Bazas par sa sénéchaussée jumelée en 1553 à un présidial institué par Henri II, se trouva jusqu’à la fin du XVIIIe siècle à la tête d’une vaste circonscription judiciaire à laquelle s’ajouta une subdélégation de l’intendance de Guyenne.

En supprimant l’évêché et le présidial, la révolution ramena Bazas au rang de chef-lieu de district puis d’arrondissement et de tribunal de 1ère instance. La IIIème république supprima la sous-préfecture, la Vème ramena le tribunal à un tribunal d’instance.

Déchue de ses fonctions religieuses, administratives et judiciaires, Bazas n’est plus qu’une commune d’environ 5000 habitants. Elle n’en continue pas moins à exercer plusieurs fonctions, les unes héritées d’un long passé, les autres nées depuis un quart de siècle.

D’abord située sur une grande voie de passage, Bazas reste une ville étape. Certes, quelle ville n’a reçu d’illustres visiteurs ?
Mais Bazas a accueilli en autres : Urbain II, Richard Cœur de Lion, Henri III d’Angleterre, François 1er et Charles Quint, Catherine de Médicis et Charles IX, Louis XIV et son petit- fils Philippe V roi d’Espagne, Napoléon et Charles IV d’Espagne ainsi que son fils Ferdinand.

De nos jours, l’automobile a pris le relais des diligences. La route des petites Landes, tronçon du chemin de Saint-Jacques parti de Vezelay, devenue route impériale, puis nationale n°10, enfin départementale, n’en reste pas moins, géographie oblige, une des deux grandes voies d’accès vers la péninsule Ibérique sur sa face Atlantique.

A côté de ce rôle de ville étape, Bazas n’a jamais cessé d’exercer deux autres fonctions, l’une éducative, l’autre hospitalière.

De l’école cathédrale du XIIe siècle, aux modernes lycées (classique, professionnel, agricole), et collège, c’est une riche et longue histoire que celle des établissements d’éducation qu’a abrités la ville : Ursulines depuis 1632, Barnabites depuis 1681, séminaire à partir de 1696 ; puis après la révolution, dans les locaux de l’ancien séminaire, collège diocésain de 1828 à 1907, école primaire supérieure de jeunes filles de 1910 à 1942, collège moderne puis lycée.

Au cours de ces dernières années, les établissements libres ont fermé leurs portes. C’est aujourd’hui à plus de 2000 jeunes que s’élève la population étudiante de la cité.

Le rôle hospitalier de Bazas est, lui aussi, fort ancien mais ne sommes-nous pas sur un chemin de Saint-Jacques ?
Les sœurs de Saint-Vincent de Paul se sont établies à l’hôpital peu de temps après la fondation de leur ordre. Des locaux modernes adjoints aux bâtiments du XVIIIe siècle, abritent encore une pharmacie qui réunit une splendide collection de pots en verre et en faïence.

Bazas n’a cessé d’exercer tout au long de son histoire les fonctions d’une ville rayonnant sur une campagne diverse alliant les ressources de la lande, puis de la forêt à la polyculture.

Comme en témoignent ses pittoresques marchés, Bazas est resté un centre commercial actif qui a su s’adapter à l’évolution de l’agriculture et s’engager dans la voie du développement industriel. Les petites exploitations ont laissé place à des élevages de bœuf de race Bazadaise, de canards gras…

Plusieurs zones industrielles ont été créées à l’ouest de la ville. Des industries nouvelles, dans la haute technologie (découpe au laser, tôlerie fine de précision) l’agro-alimentaire (moderne abattoir de volailles) ont complété les entreprises existantes de traitement du bois, métallurgie, céramique, etc…

Ce regain d’activités se traduit par une demande croissante de logements, de nouveaux quartiers pavillonnaires apparaissent autour de la cité.


http://www.ville-bazas.fr/hishisto.htm

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Généralités historiques

Cité gallo-romaine de Cossio, chef-lieu de la cité des Vasates.
Place forte dès le 4ème.
Evêché depuis le 6ème.
Siège d'une sénéchaussée, d'un présidial (1553), subdélégation de l'intendance de Guyenne.
Disputé entre Anglais et Français au cours de la guerre de Cent ans.
Bazas revint à la France en 1442 ; 1561 reste une date sombre dans l'histoire de Bazas : les huguenots pénétrèrent dans la ville et dévastèrent la cathédrale.
L'illustre évêque Arnaud de Pontac restaura l'édifice.
L'archevêque de Bordeaux porte le titre d'évêque de Bazas.
La ville devint sous-préfecture sous le Consulat.
L'ancienne cathédrale est classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO, dans le cadre des Chemins de Compostelle.


Architecture civile

Vieille ville* (SI) : vestiges de l'enceinte (IMH), porte du Gisquet 15ème, maison à façades gothique et Renaissance ; maisons à colombage ; plusieurs hôtels 17ème et 18ème.
Place** de la Cathédrale : maisons à arcades formant promenade couverte (SI).
Maison "de l'Astronome", place de la Cathédrale.
Maison (IMH), rue Bragous.
Hôtel de ville 16ème (IMH).
Couvent des ursulines 17ème.
Ancien hospice, ancien hôpital Saint-Antoine 18ème : maison de retraite, ancien bâtiment de l'hôpital et chapelle (IMH) ; importantes collections ; ensemble : boiseries, armoires et mobilier de la pharmacie ; Vierge de pitié 15ème et Christ de bois 17ème.
Palais de justice 19ème néo-classique.


Architecture sacrée

Ancienne cathédrale Saint-Jean-Baptiste* (MH) : portail occidental** 13ème à superbes sculptures, chevet et déambulatoire 14ème, nef 16ème et 17ème, autel et chaire 18ème, cierge pascal en bois 17ème, 4 portraits de François Lemoine 18ème, Vierge de pitié en pierre 17ème.
Restes de l'ancienne église Notre-Dame-du-Mercadil 13ème(MH).
Eglise en partie romane* de Saint-Michel-de-Laprade.


Musées

Musée et apothicairerie* de l'hôpital Saint-Antoine : pots à pharmacie, bocaux, faïences.


Sites

Jardins de l'évêché : belle vue sur la vallée du Beuve, fouilles archéologiques.
Lac de la Prade, retenue collinaire; réserve ornithologique (visites guidées).


Ressources et productions

Cultures maraîchères.
Elevage bovin (race bazadaise).
Elevage de chèvres angora et laitières; vente de laines mohair et dérivé; démonstrations de carage, filage, tissage; fabrication et vente de fromages.
Apiculture.
Fruits.
Zone industrielle : petites industries.
Haras.
Spécialités : volailles, bécasses, palombes.


Vie locale

Foire : 2/1, 20/3, dernier sam. juin, 30/8, 13/11, 11/12. Marché : sam. Fête locale : 24/6 et dim. suivant. Fête des Boeufs gras, promenade des boeufs dans la ville : février. Groupe folklorique. Chasse, pêche. Equitation, tennis, piscine. Clubs sportifs et installations municipales. Hippodrome. Revue trimestrielle : Les cahiers du Bazadais.


Une photo d'une ancienne demeure à colombages pendant la "Fête des boeufs gras" :



http://www.quid.fr

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Bazas est une commune française, située en Bazadais, dans le département de la Gironde en région Aquitaine.

Le nom de Bazas vient de civitas basatica 'cité des Vasates'. Son nom antique était Cossium, une latinisation de l'aquitanique *koiz, gascon Coç 'tertre'.


Sommaire

1. Géographie
2. Histoire
3. Lieux et monuments


1. Géographie

Situé à 15 km au sud de Langon sur de légers reliefs à l'entrée de la forêt des Landes de Gascogne.


2. Histoire

À partir du 1er âge du fer elle s’affirme comme une des places fortes du sud-ouest, elle se dote de remparts et de portes monumentales qui lui confèrent tres tôt un rôle militaire et une certaine suprématie.

Cité épiscopale située sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, Bazas fut, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, siège d’un diocèse. Siège du Présidial, Bazas cumule les fonctions administratives et judiciaires et s’impose alors très vite comme la plus puissante ville. Son prestige lui a d'ailleurs valu la visite d'illustres personnages tels Richard Cœur de Lion, Charles Quint… et bien d'autres. Louis XIV y logea alors qu'il revenait de Saint Jean de Luz où il avait épousé Marie Thérèse d'Autriche (Plaque apposée sur la maison).

Bazas a su conserver de cet âge d'or de superbes vestiges. Classée monument historique dès 1840, la cathédrale gothique est le plus important de la cité. Edifiée du XIe au XIVe siècle elle fut rebâtie entre 1583 et 1655.


3. Lieux et monuments

Le jardin du chapitre avec ses vestiges datant de l'âge du fer au XVe siècle
La poterne de la Brèche
Le jardin du Sultan et sa roseraie
La porte de Gisquet
L'ancien Présidial
La halle
La place née avec la cathédrale Saint-Jean-Baptiste. Cet édifice de 83 mètres de long est classé Monument historique et inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Elle a été édifiée au XIIIe siècle et XIVe siècle sur le modèle des grandes cathédrales gothiques du nord de la France. La cathédrale a été dévastée en grande partie par les Huguenots, mais les portails, le plus bel exemple statuaire de Gironde, ont été épargnés. Le portail central est consacré au jugement dernier et à l'histoire de Saint-Jean-Baptiste. L'intérieur de l'édifice est remarquable par la perspective de la nef étroite et longue.


La Cathédrale Saint-Jean-Baptiste sous plusieurs angles Smile :







A l'intérieur maintenant (désolé pour le bruit sur la photo, là c'est pas top mais bon ça permet quand même de se faire une petite idée) Wink



http://fr.wikipedia.org/wiki/bazas (sauf pour les photos Wink )


Dernière édition par le Mar 5 Déc - 22:09, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Mar 5 Déc - 21:58

La suite car post trop long sinon ! Razz Laughing



Autres infos importantes concernant Bazas toujours de la même source à savoir Wikipedia ! Wink


Clément V


Bertrand de Got naquit vers 1264 près de Villandraut en Gironde, et décéda le 20 avril 1314, à Roquemaure (Gard). Son tombeau se trouve dans l'église collégiale (qu'il avait fait bâtir) à Uzeste, en Gironde. Il fut évêque de Saint-Bertrand-de-Comminges puis archevêque de Bordeaux avant de devenir pape sous le nom de Clément V.


Biographie

Bertrand de Got a été élu pape le 5 juin 1305 à Pérouse, après une année d'interrègne causée par les conflits entre les cardinaux français et italiens qui étaient représentés à égalité dans le conclave. Il prit le nom de Clément, le cinquième, le 24 juillet 1305.

Après sa nouvelle nomination, il gagna Bordeaux. Le peuple tout au long du chemin le saluait et l'acclamait. Il trouva une ville en liesse lors de son arrivée en juillet 1305. Cela entraîna la prise de mesures de sécurité et de ravitaillement par le sénéchal d'Aquitaine. Le 4 septembre, le pape quitta Bordeaux et, en chemin, passa à Villandraut, où il était né et dont il était le seigneur. Sur place, il construisit pour lui même un château palais et pour le reste de sa famille toute une série de châteaux dits "Clémentins", le plus connu d'entre eux étant le château de Roquetaillade.

Il fut couronné à Lyon en l'église Saint-Just, le 14 novembre 1305.

Clément V fut d'abord le Pape de l'affaire des Templiers. Le 13 avril 1312, en séance plénière du concile de Vienne, et en présence du roi de France Philippe IV le Bel, il promulgua la bulle « Vox in excelso » qui supprimait l'ordre du Temple. Un mois plus tard, le Pape décréta, par la bulle « Ad providam » la dévolution des biens du Temple à l'ordre de l'Hôpital Saint-Jean de Jérusalem, et régla le sort des Templiers par la bulle « Considerantes dudum » fulminée le 2 mai 1312.

Il décède dans le château de Roquemaure (Gard), le 20 avril 1314.


Les faits marquants de son pontificat

Il est passé dans l'histoire pour avoir ordonné la suppression (sous la pression de Philippe le Bel) de l'ordre des Templiers et pour avoir, en 1309, déplacé le Saint-Siège à Avignon. Or, ce dernier point est une erreur largement répandue : en effet, Clément V établit sa curie à Carpentras et non à Avignon. Autre indice : Clément V, en tant que pape, ne fut pas évêque d'Avignon. Clément V fut un pape "transitoire", nomade pour ainsi dire. Le réel premier pape d'Avignon fut en fait son successeur Jean XXII qui, en tant que pape, fut évêque de la ville (voir la Liste des évêques et archevêques d'Avignon).



Château de Roquetaillade

Exclamation /!\ Ce château n'est pas situé à Bazas même mais dans ses environs ! Wink En effet, le Château de Roquetaillade se trouve à Mazères, toujours en Gironde.












Charlemagne, en route vers les Pyrénées avec Roland, y construisit la première fortification. Le château vieux ne subsiste que par d'imposantes ruines. Il a été abandonné avant la construction du Château Neuf de Roquetaillade.

En voici 2 photos :




On notera que les bâtisseurs du Château Neuf de Roquetaillade n'ont pas touché -semble-t-il- à ce qui restait de cet ancien château féodal, ils ne l'ont ni détruit ni utlisé comme base pour le nouveau château qui a été bâti un peu plus loin. Pourquoi alors que la pratique de récupération et de "recyclage" des pierres de qualité était déjà courante à l'époque, je ne sais pas... Si quelqu'un a une idée ou mieux en connait la raison, qu'il n'hésite pas à nous expliquer ça ! Wink Smile


En 1306, avec la permission du roi Edouard Ier d'Angleterre, le Cardinal de la Mothe, neveu du Pape Clément V, bâtit une deuxième forteresse : le Château Neuf, de plan carré avec six tours et un donjon central.
L'édifice est entièrement restauré et transformé par Viollet le Duc et l'un de ses élèves, Duthoit, entre 1860 et 1870.
Le décor, avec son mobilier, ses cheminées et ses peintures, est une création de Viollet le Duc (Carcassonne, Mont Saint-Michel, Notre-Dame de Paris, ...).

Le parc du château comprend les vestiges de l'enceinte médiévale avec la barbacane, le ruisseau du Pesquey et ses berges, le chalet XIXe et le pigeonnier du Crampet.

Le château a servi de décor à plusieurs films, dont Fantômas contre Scotland Yard et Le Pacte des loups.


http://fr.wikipedia.org/wiki/bazas

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MessageSujet: Re: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Mer 6 Déc - 1:47

Et encore d'autres infos sur le Château de Roquetaillade Laughing


Roquetaillade, au coeur de l'Aquitaine, est un ensemble architectural composé de deux châteaux forts du XII siècle et du début du XIVe, tous deux à l'intérieur de la même enceinte. La même famille l'occupe depuis 1306. Deux importantes restaurations ont marqué son histoire : celle de la Renaissance qui a laissé en particulier des cheminées monumentales et celle de Viollet-le-Duc, au XIXe siècle, qui a transformé l'édifice en palais forteresse avec l'aide d'Edmond Duthoit. Ce dernier a décoré plus particulièrement la chapelle Saint-Michel. Un parc aux frondaisons centenaires entoure l'édifice. L'Association des Amis de Roquetaillade a créé un musée rural vivant, " La Métairie ", situé aux portes du château et qui possède un pigeonnier unique du XII siècle. Ce musée est une reconstitution de la vie rurale autour de 1850 avec ses animaux, ses objets, ses instruments, son décor, ses odeurs.


L'histoire du château


Le site du Château Vieux de Roquetaillade était déjà connu du temps des Gaulois. C'est un lieu de défense naturel situé sur un piton au milieu du paysage riant du Bazadais. On a trouvé dans les fossés des silex taillés qui témoignent de la présence des premiers habitants de la contrée. Une vieille tradition locale veut que Charlemagne soit passé par Roquetaillade et y ait construit des fortifications. D'ailleurs tout le site baigne dans la légende depuis l'origine des temps: tradition de guérisons miraculeuses, existence d'un trésor caché, grottes préhistoriques sous le château, souterrains dont personne ne sait trop où ils vont.


1 - Du château vieux du XIIe siècle au Château Neuf du XIVe siècle

Entre le XIIe siècle et début du XIVe siècle se constitua peu à peu sur ce site le Château Vieux, ensemble composite dont subsistent notamment le donjon, la tour-porte et les grandes salles. Très vite l'histoire de Roquetaillade se confond avec l'histoire de l'Aquitaine. En 1152, Eléonore d'Aquitaine épouse en secondes noces, le jeune Henry Il Plantagenêt, lui apportant en dot les terres d'Aquitaine qui deviennent ainsi possession de la couronne d'Angleterre. C'est une époque de commerce florissant entre l'Aquitaine et l'Angleterre. Les Français exportent du vin, les Anglais l'art des fortifications... Ces nouvelles techniques venues d'Angleterre vont permettre au Cardinal de la Mothe, au début du XIVe siècle, de faire construire le Château Neuf. Le cardinal était le neveu du pape Clément V, premier pape français à résider en Avignon. Clément V était né à Villandraut où il se fit construire un palais-forteresse. Cinq de ses neveux firent d'ailleurs eux aussi bâtir dans le voisinage des châteaux, qu'on appelle les cinq châteaux clémentins.

Le Château Neuf, contrairement au Château Vieux, est conçu comme un tout. Ses dimensions plus ramassées permettent de le défendre à partir de l'énorme donjon central qui domine l'ensemble. Cette présence d'un donjon central fait de Roquetaillade un exemple uni que dans l'architecture de la région. Tout est bâti en pierre dure. Encore maintenant, on constate que les murs sont parfaitement d'aplomb, sans aucun affaissement. Les voûtes sont dans un état parfait de conservation. Si le cardinal de la Mothe revenait aujourd'hui, il retrouverait son oeuvre à peu près telle qu'elle est sortie, au XIVe siècle, des mains des bâtisseurs.

Ce palais-forteresse d'un nouveau genre était ainsi nommé parce qu'il pouvait servir à la fois de résidence pour le seigneur et de bâtiment défensif. Les archives du château ont brûlé, mais grâce aux archives de la Gironde, on peut assez facilement reconstituer ce qu'était la vie à Roquetaillade. Le château-fort était le centre de toute une agglomération (village, fermes, chapelle), dont les habitants pouvaient se replier dans les murs de la forteresse en cas d'attaque.

En effet, dans la société féodale, si le seigneur avait des droits sur les vassaux et serfs, en revanche il avait aussi le devoir d'exercer la justice et de les protéger en cas d'attaque, ce qui se produira fréquemment pendant la Guerre de Cent Ans (1337-1453). La guerre et la chasse étaient les principales activités des seigneurs. Même en temps de paix, ils ne perdaient jamais une occasion de lancer des expéditions de rapine contre leurs voisins, alimentant ainsi une multitude de conflits locaux. ils devenaient même pillards à l'occasion. Ainsi en 1243, Gaillard de la Mothe et quelques comparses s'emparent du bétail circulant sur les chemins publics, au point qu'un mandat d'amener est lancé contre lui.

Si le Château Vieux peut sembler assez modeste comparé au Château Neuf, il n'en reste pas moins que les deux bâtiments sont complémentaires et offrent un parfait exemple des progrès accomplis dans l'art de la fortification au cours des XIIIe et XIVe siècles.


2 - Les différentes familles du château

Un question vient cependant à l'esprit : pourquoi le cardinal de la Mothe avait-il abandonné un château presque neuf pour en faire bâtir un autre ? Il y a à cela plusieurs explications. Au début du XIVe siècle, les seigneurs recherchaient davantage le confort et n'aimaient plus rester enfermés dans des tours sombres et étroites. Le cardinal voulait certainement aussi suivre l'exemple de son oncle, le pape Clément V, dont le palais-forteresse était tout à fait au goût du jour.

Toute l'histoire architecturale de Roquetaillade est inséparable de celle des quatre familles qui s'y sont succédé. Au XIIe siècle, Roquetaillade appartenait aux seigneurs de la Mothe qui s'étaient engagés dans le parti anglo-gascon, comme la plupart des autres seigneurs de la région, lors du manage d'Eléonore d'Aquitaine avec Henri II Plantagenêt. Un de ses plus illustres représentants fut le cardinal de la Mothe celui même qui fit construire le Château Neuf en 1306. En récompense de son engagement au côté des Anglais, Gaillard de la Mothe avait reçu en 1313 l'archidiaconat d'Oxford, parmi d'autres privilèges. Malgré son absentéisme permanent, il réclama sa prébende, mais l'université refusa de la lui verser. De 1326 à 1347, un long procès se déroula auquel furent mêlés le pape Jean XXII, le roi Edward III, de nombreux hommes politiques anglais et des personnalités religieuses. La volumineuse correspondance de ce procès est aujourd'hui conservée à la bibliothèque Bodleian à l'université d'Oxford. Récemment, pour célébrer les liens étroits qui unissaient Roquetaillade à l'Angleterre par le passé, Sir Harold Macmillan, ancien Premier Ministre de Grande-bretagne et Chancelier d'Oxford accepta de siéger au Comité d'Honneur de l'Association des Amis de Roquetaillade.

Une des originalités de Roquetaillade, c'est que le château s'est presque toujours transmis par les femmes. Ainsi en 1552, Catherine de la Mothe épouse Jean de Lansac et lui apporte le château en dot. La famille Lansac fut à l'origine de la première restauration du château après les guerres de religion qui dévastèrent le pays. ils firent construire trois cheminées Renaissance, ajoutèrent un escalier et firent percer des fenêtres plus larges. D'ailleurs, le château ayant toujours été habité, chaque génération apporta sa contribution, si modeste fût-elle, à l'amélioration du confort. (L'aménagement d'un château fort a toujours posé des problèmes tout à fait spécifiques - et on est loin de les avoir résolus, même aujourd'hui !).

C'est encore une femme, Marie Henriette (1767 1852), fille du dernier marquis de Lansac, qui hérita de Roquetaillade et en assura la continuité. En 1789, elle épousa François de Laborie, lui apportant en dot les terres et le château. Mais peu après elle divorça de son mari parti en immigration, pour sauvegarder les biens de la famille. Cette pratique du divorce était fréquente à l'époque. En effet, les biens des émigrés étaient très souvent mis sous séquestre et même vendus. Marie Henriette était par ailleurs un personnage hors du commun. En pleine Révolution, alors que son père, le marquis de Lansac, et sa sour aînée Geneviève étaient emprisonnés par les révolutionnaires, elle faisait la grande vie entre Bordeaux et Bazas, offrant de somptueux dîners et déclarant qu'elle n'avait jamais été aussi heureuse que sous la Terreur! Sous la révolution, le château de Roquetaillade échappa de peu à un triste sort. Une anecdote rapporte que le comité révolutionnaire de Bazas avait décrété sa démolition et envoyé une équipe d'hommes à cet effet. M. de Lansac doubla leur paie à la condition qu'ils n'en fassent rien et leur conseilla de venir plutôt boire "le bon vin de Roquetaillade". Grâce au "bon vin" (il l'est toujours!), les révolutionnaires ne démolirent rien d'autre que le haut d'une tour, laquelle fut par la suite restaurée par les Mauvesin. Les seuls autres dégâts furent causés par la foudre qui frappa plusieurs fois le donjon, jusqu'au jour où le marquis de Mauvesin installa un paratonnerre.


3 - La Restauration de Viollet le Duc

Bien que n'ayant jamais cessé d'être habité, Roquetaillade était en fort mauvais état lorsque M. et Mme de Mauvesin en héritèrent en 1886. Leur richesse était due à l'expansion vinicole du Second Empire. Ils décidèrent de faire de Roquetaillade une demeure à la mesure de leur rang et de leurs ambitions, recréant ainsi "un rêve médiéval capable de compléter jusqu'au moindre détail le décor de leurs illusions". (Ph. Jullian).

Il ne faut pas oublier qu'avec le Second Empire commença un nouvel âge d'or de l'industrie, du commerce et des arts. Toute la France fut alors saisie d'une frénésie de bâtir et de restaurer. L e pays se passionnait à nouveau pour le Moyen Age et plus particulièrement le gothique, manifestant ainsi un retour vers le passé national. Dans cette atmosphère de renouveau, Roquetaillade fut un cadre parfait pour Viollet le Duc.

Rien d'étonnant à ce que la famille Mauvesin ait choisi Viollet le Duc pour réaliser ses rêves. C'était non seulement l'architecte le plus prestigieux de son temps, l'homme de Pierrefonds, de Carcassonne, de Notre Dame de Paris, mais aussi le grand prêtre du retour au Moyen Age. Selon lui, les changements entraînés par la Renaissance italienne et le néo-classicisme avaient brisé l'évolution naturelle du style gothique français. Son idéal était de permettre à cette évolution interrompue de suivre normalement son cours.

Il élabora un projet et en confia la réalisation à un proche collaborateur, l'architecte Edmond Duthoit. Les travaux commencèrent en 1866, avec une interruption de 1870 à 1874 due à la guerre. Les deux architectes travaillèrent en relation très étroite. On connaît les diverses étapes de leur travail par les nombreuses notes rédigées par Mme de Mauvesin, ainsi que par sa correspondance, conservées à Roquetaillade. A Viollet le Duc reviennent la restauration du château lui-même, la construction du grand escalier et sa décoration, ainsi que la salle à manger avec tout son mobilier et son décor. Quant à Duthoit, on peut certainement lui attribuer, mais toujours sous la direction du maître, la décoration, le mobilier de la chambre verte et celui de la chambre rose. La chapelle est l'oeuvre uniquement de Duthoit et se distingue par son style "oriental" qui apporte une note d'exotisme sous le ciel bazadais. Des écurie et un parc devaient être les compléments indispensables au grand projet. Les écuries furent effectivement construites, mais le parc ne fut jamais terminé. On peut cependant encore en admirer les arbres centenaires. De grands travaux furent aussi entrepris au premier étage dans la salle synodale (rehaussement des plafonds ainsi que de la cheminée, boiseries, mobilier), mais les décorations et peintures ne purent être achevées. Les difficultés de l'époque -guerre de 1870 et crise viticole- épuisèrent les Mauvesin vieillissants et diminuèrent leurs revenus: "Nous serions si riches sans cette énorme dépense". Le grand projet s'effondrait.

En dépit des querelles qui continuent à diviser archéologues et architectes sur le principe même des restaurations de Viollet le Duc, Roquetaillade reste unique. En effet c'est, à notre connaissance, le seul témoin d'une restauration complète, touchant à la fois à l'architecture, la décoration et le mobilier. Ce lien indissociable entre architecture et décoration annonce William Morris et les arts décoratifs anglais du début du siècle. Cette tendance se poursuivra avec l'Art Nouveau qu'annoncent déjà certains motifs de ce décor. Mais surtout, ce qu'il y a de plus étonnant dans Roquetaillade, c'est que l'idée d'un tel ensemble ait germé dans l'esprit de deux personnes. Comment imaginer que derrière ces murs austères se cache une décoration intérieure d'une telle richesse ? Qu'on ait pu créer un tel décor dans une telle demeure, voilà où est la part du rêve...


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Dossier sur Bazas et les châteaux environnants à suivre... Very Happy

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MessageSujet: Re: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Mer 6 Déc - 2:06

Château de Villandraut


Villandraut constitue avec le proche château de Roquetaillade un exemple parmi les plus purs de l'architecture castrale des années 1300 en Guyenne : l'influence des châteaux construits par Édouard III d'Angleterre en pays de Galles, elle-même marquée du sceau originaire philippien y est manifeste. Il a l'immense avantage, par rapport à son voisin, de ne pas avoir été restauré. Mais, au-delà de sa carapace militaire, le château de Villandraut est aussi un palais construit pour le pape (qui n'y résida guère plus de trois mois...) : Un palais organisé en trois ailes, avec une perfection équivalente à celui de Perpignan, à peu près contemporain.



Histoire du château : un brillant passé où alternent périodes fastes et heures creuses


Le château de Villandraut qui dresse fièrement ses tours surprend par son importance et la position plutôt incongrue qu'il occupe dans un site plus que médiocre. Il est l'ouvre d'un personnage très puissant et ne représente pas, malgré la hardiesse de son architecture, le haut de la hiérarchie féodale.


1 - Un nom remontant dans les siècles, mais dont l'origine est fort controversée

Si le château actuel ne date que du début du XlVe siècle, le village en refermait un autre plus ancien ; par là-même l'occupation du lieu est donc plus ancienne. En fonction des diverses dissertations que nous trouvons nous nous apercevons que l'origine du nom est fort controversée. En premier lieu une origine serait espagnole, avec la famille de Villandrado... selon Quicherat... " ... Vers 1200, vivait un cadet de Biscaye appelé Don Lopez et apanagé de Villandrado, lequel eut deux fils. Don André le plus jeune, ayant une petite part au patrimoine, passa en France à la suite de Blanche de Castille, s'arrêta en Guienne et là, fit si bien qu'il acquit une seigneurie près de Bazas qui, de son nom, s'appela et s'appelle encore Villandraut. Un demi siècle ne se passa pas, que le manoir de Villandraut porté dans la maison de Got par la fille ou la petite-fille du même André, vit naître le fameux Bertrand de Got qui fut Pape sous le nom de Clément V ; si bien que les Villandrado, à cause de la parenté, ne se faisaient pas faute en parlant de lui : "Notre cousin le Pape Clément." Si étranges que paraissent ses allégations déduites de la tradition espagnole, on ne pourra guère se refuser à les mettre au nombre des faits incontestables au moins en ce qui concerne la généalogie de Bertrand de Got, lorsqu'on saura que Béraud de Got, a eu, de l'aveu des généalogistes français deux femmes dont une seule, Ida de Blanquefort, avait pu être nommée jusqu'ici ; que le même Béraud est le premier de sa maison qui se soit intitulé seigneur de Villandraut ; enfin que son premier né Arnaud de Got, qualifié de "frère germain" par le Pape Clément V, joignait à son nom de baptême celui de Garcia, patronymique chez les Villandrado d'Espagne". Il est vrai que le patronyme de Garcia est d'origine espagnole.

En deuxième lieu si l'on en croit l'Abbé O'Reilly, il apparait qu'un certain Arnaud Garcias de Got, vivant vers 1165, eut pour fils Béraud Garcias de Got, écuyer, seigneur d'Uzeste et de Villandraut ou plutôt Vignandrondron, qui eut pour fils Arnaud Garcias et Bertrand. En suivant cette autre hypothèse, le nom de Garcia, Garcias ou Garcie remonte bien avant 1200 dans la famille de Got, cependant Béraud est qualifié de seigneur de Villandraut (Vigandrondron). et non son père. Un autre fait se rapportant plus aux différentes formes d'écritures du nom de Villandraut donne l'origine à une famille noble de Bordeaux, la famille d'Andron. En effet, le nom de Villandraut s'orthographiait, Vignandrondron, Vignandraldum, Vinhandrandum, Vignandraldo, Villandrandus... Ainsi le village ainsi que des vignes étaient la propriété des Andron et seraient devenus Villandraut.

Quelle hypothèse prendre ? Nous suivrons plutôt l'Abbé O'Reilly...


2a - La famille de Got, seigneur de Villandraut

Vers 1200, peut-être bien avant, existait une paroisse appelée Saint-Martin de Got située rive droite du Ciron et un certain Bertrand du Gouth en était le seigneur. Le lieu de Villandraut, rive gauche dépendait de cette paroisse et se situait sur la châtellenie et la juridiction de Castelnau de Cemès ; vaste seigneurie qui a toujours appartenu à la famille d'Albret. Il semble que vers 1220 les deux familles se soient unies. Si la famille de Got, semble remonter au début du XlIe siècle par Rostaing, mort en 1140, le grand-père de Bertrand de Got était Odet d'Albret qui épousa Jeanne de Got fille unique de Haquin de Got, mort en 1250, qui lui légua tous ses biens, étant donné que l'époux et la descendance de sa famille portent le nom et les armes des Got. Leur fils aîné, héritier des possessions, Béraud de Got épousa Ida de Blanchefort. De leur union naquirent 6 filles et 5 garçons, l'aîné étant Arnaud Garsie. Les Got, seigneurs de Villandraut, étaient en cette fin du XIlle siècle, attachés et fidèles au parti anglais.

2b - Bertrand de Got, archevêque de Bordeaux

La famille de Got vivait dans un château situé à l'emplacement de 'église actuelle, dont une tour était encore visible au siècle dernier. Bertrand de Got était sûrement né dans ce château en 1264. Entré dans les ordres, il devint chanoine et sacristain de Saint-André de Bordeaux, puis évêque de Saint-Bertrand de Comminges. Le 23 décembre 1299, Boniface VIII lui conféra l'archevêché de Bordeaux. Bertrand de Got était entré au sein de l'église car celle-ci offrait des possibilités de carrière et de revenus. De plus, Bertrand avait un bon bagage de sciences juridiques, probablement acquis aux universités d'Orléans et de Bologne après un passage au prieuré Grandmontain de Deffes. Cependant avant d'en arriver là, au siège archiépiscopal de Bordeaux, il était au service du Roi?Duc et le suivit donc dans de nombreuses affaires. C'est par la position de certains membres de sa famille qu'il entra dans l'église. Béraud de Got, son frère, était en 1289 archevêque de Lyon et prit Bertrand comme vicaire général.

Bertrand, archevêque de Bordeaux, sut être à la fois habile et autoritaire, ne serait-ce que dans la situation politique du duché, (conflits entre le Roi-Duc et le Roi de France). Ainsi après la saisie du Duché et, au vu des grands dommages causés par la guerre, le Roi de France, Philippe le Bel, ordonna à son Sénéchal le versement de la somme de 120 livres au Prélat. Par la suite, ce fut par une démarche personnelle, le monastère de Sainte-Croix qui lui céda pour cinq ans les profits de ses prieurés et autres biens, le 25 mai 1301. Ensuite l'archevêché dut s'engager dans le différend opposant les Rois de France et d'Angleterre ; ainsi Bertrand de Got était à l'assemblée parisienne en avril 1302, et "protesta violemment que ni lui ni son église ne devaient hommage et le serment de fidélité au Roi". On le vit au concile romain en 1302. La mort de Boniface VIII entraîna l'apaisement de la crise et Bertrand put reprendre une activité plus régionale, dans sa Guyenne natale. Malgré cela, il s'arrogea la qualité de Primat, ce qui déplut fortement à Gilles Colona, archevêque de Bourges et, par là même, Primat d'Aquitaine. Il débuta à la Pentecôte 1304, la visite de sa province ecclésiastique et c'est à Lusignan le 20 juin 1305 qu'il apprit sa nomination.


3 - Le Pape Clément V, grand seigneur de Villandraut (partie 1)

Benoît XI, élu le 22 octobre 1303, mourut à Pérouse le 6 juillet 1304. Le Saint-siège demeura vacant durant 11 mois. Bertrand de Got, élu Pape le 5 juin 1305 à Pérouse, prit le nom de Clément, le cinquième, le 24 juillet 1305.

Après sa nouvelle nomination il rejoint Bordeaux. Le peuple tout au long du chemin le saluait et l'acclamait. Il trouva une ville en liesse lors de son arrivée en juillet 1305. Peu après le 23 de ce mois il reçut la lettre des Cardinaux, partie de Pérouse, annonçant la décision du Conclave. Dans la ville il y avait foule, ainsi que des représentants des monarques. Cela entraîna la prise de mesures de sécurité et de ravitaillement par le Sénéchal d'Aquitaine. Le 4 septembre le Pape partit de Bordeaux et passa, sur son chemin, à Villandraut.

Il fut couronné à Lyon en l'église Saint-Just, le 14 novembre 1305. En mai 1306, il était de retour à Bordeaux. Auparavant, il avait rencontré Philippe le Bel. Le Pape fit part d'un népotisme grandissant; en effet, de ses neveux, nombreux furent ceux qui eurent des charges importantes dans l'église, (cardinaux, chanceliers, gouverneurs... ) et ce, dès décembre 1305. Après une maladie assez grave, il alla se reposer à Pessac, dans son manoir. Ce domaine près de Bordeaux lui avait été cédé par son frère aîné. Il était constitué d'une demeure et de terres, dont la part agricole produisait déjà du vin. Par la suite ce domaine échut à l'archevêché de Bordeaux. De nos jours la terre existe toujours, et le manoir médiéval a été refait au XIXe siècle. Il s'appelle Château Pape-Clément et l'essentiel de la terre est planté de vignes. Puis il passa Noël à Villandraut. Au début de l'année 1307, il reprit la route pour se rendre à Poitiers pour y rencontrer Philippe le Bel. Peut-être y parla-t-on des Templiers ?... En 1308, Clément V est de retour en Bazadais et Bordelais. Le 18 juillet 1308, le Roi de France venant de conclure la paix avec le Roi d'Angleterre, cédant aux instances de Clément V, pardonne aux Bordelais. Puis, il reprit la route vers Avignon et fit une longue halte à Villandraut dans son château qui était en construction, mais dont les travaux étaient déjà fort avancés en novembre 1308.

Clément qui voulait sûrement avoir une vaste demeure digne de son prestige, avait dû déjà avoir l'idée de se faire édifier un château dans son village natal avant de devenir Pape. Les travaux de construction de ce vaste palais fortifié ont commencé en 1305, probablement sous la direction de l'architecte savoyard maître Jacques de Saint-Georges. Cependant, il est difficile de l'affirmer car nous n'avons pas de textes donnant le nom de l'architecte. Nous travaillons ici uniquement par analogie sur des châteaux qu'il a construit, Saint-Georges d'Espéranche et des oeuvres du Pays de Galles. Cependant, il se peut aussi que Villandraut découle d'une logique plus française amorcée au château de Druyes au XIIe siècle. La similitude du plan est très proche des châteaux "Philippiens", élevés par le Roi de France Philippe-Auguste, en Ile de France, comme le Louvre. Clément V fut un Pape déraciné. L'Italie étant en proie à une grande insécurité, il installa la papauté dans le Comtat Venaissin. Il fut ainsi le premier Pape d'Avignon, la ville appartenant alors à la maison d'Anjou, régnante aussi à Naples et vassale de l'église romaine, le Comtat étant propriété de l'église. Clément V est à Avignon au printemps 1309 et loge au couvent des Frères Prêcheurs. La cour, de son côté, loge dans les hôtels et maisons bourgeois.


4 - Le Pape Clément V, grand seigneur de Villandraut (partie 2)

Avignon a l'avantage d'être en France et proche de Vienne où doit se tenir le concile. Le Pape séjourna à Vienne de septembre 1311 à mai 1312, date de son retour au prieuré du Grozeau. En fait, Clément V avait toujours le désir d'aller à Rome, dont il est l'évêque ; est-ce pour cela qu'il ne résidait pas à Avignon ? La ville devint la résidence réelle des Papes lors de l'élection de Jean XXII. Mais c'est surtout Benoît XII qui commença la construction du fastueux palais. Clément V vivait plutôt au Groseau à Châteauneuf, et aussi au château de Monteux, propriété du vicomte de Lomagne. De 1312 à sa mort le 20 avril 1314, il ne sera resté que 160 jours à Avignon. Cependant, l'ensemble du personnel pontifical réside à Avignon.

Clément V fut le Pape de l'affaire des Templiers. Le Roi de France, Philippe le Bel, monarque puissant mais sans cesse nécessiteux, lorgnait depuis longtemps la richesse de l'ordre du Temple. Ne parle-t-on pas de la fameuse entrevue secrète de Poitiers. Malgré les pressions de Philippe le Bel, l'affaire traîna en longueur. Le concile général de Vienne se réunit le 16 octobre 1311 et le 6 mai 1312. Le 13 avril 1312, en séance plénière, en présence du Roi, il promulgua la bulle "vox in coelo" qui supprimait l'ordre du Temple. Un mois plus tard, le Pape décréta la dévotion des biens du Temple à l'ordre de l'Hôpital Saint-Jean de Jérusalem. Les grands dignitaires de l'ordre, avec à leur tête le Grand Maître Jacques de Molay, avaient été condamnés au bûcher en 1314. Jacques de Molay maudit le Roi de France, Guillaume de Nogaret et le Pape Clément, "à comparaître devant le tribunal divin dans moins d'une année..."

Lors de ce même concile, il fut question aussi de la réforme de l'église. Celle-ci fut en fait étudiée dans une commission cardinalice, très dirigée par le Pape lui-même. Le rôle de celle-ci ne se boma presque qu'à rédiger les canons préparés par Clément V. Ces textes en droit canon sont appelés les Clémentines. Clément V produisit plus de 10 500 bulles, dont de nombreuses qui intéressent directement le midi aquitain ; certaines sont datées de Villandraut, le 20 novembre 1308. Après 1308, Clément V ne revit jamais sa terre natale et par la même son château tout neuf. En 1312, il avait fait rebâtir l'église du village qui était devenue collégiale ; elle était desservie par un doyen et douze chanoines ; l'église s'élevait contre le vieux donjon familial. En 1314, Clément V tomba malade et mourut à Roquemaure le 20 avril. Il avait choisi comme lieu de sépulture Uzeste où il avait fait ériger la collégiale. A sa mort deux de ses neveux, Bertrand de Got, vicomte de Lomagne et d'Auvillars, et Raymond-Guillaume, baron de Budos, entrèrent dans Carpentras le 24 juillet 1314, avec forte escorte armée, sous prétexte de l'enlèvement du corps de leur oncle, et y commirent de fortes exactions.


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MessageSujet: Re: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Mer 6 Déc - 2:07

5 - La fin de la famille de Got, une page de gloire tournée

Clément V avait testé au prieuré de Grozeau, en juillet 1312 ; il y eut un premier testament en 1310, puis celui-ci en 1312 et suivit un codicille en 1314, le 19 avril. Son légataire universel était le vicomte de Lomagne, Bertrand de Got, qui fut largement pourvu et reçut en plus d'une considérable fortune, le château de Villandraut. Le Pape laissait plus de 800 000 florins à son neveu pour faire une croisade, de même qu'il recevait une autre importante somme d'argent. Le Pape dota aussi d'autres de ses neveux et donna diverses sommes à des oeuvres et aux églises de sa région (Uzeste et Villandraut). Il ne laissa par contre que 70 000 florins à son successeur. Bertrand de Got, neveu de Clément V avait été déjà largement pourvu par Edouard II, qui pour plaire au Pape, lui avait donné le château et la ville de Blanquefort, puis lui fit d'autres donations en 1313 ; Bertrand était un tout puissant seigneur. Il épousa en premières noces Braïde de Blanquefort puis Béatrix, vicomtesse de Lautrec, dont il eut Régine ou Reine. Celle-ci épousa Jean I comte d'Armagnac et testa en sa faveur en 1325. Il recevait donc : les vicomtés de Lomagne et d'Auvillars, les seigneuries, terres et châteaux de Blanquefort, Villandraut, Duras, Monségur, Puyguilhern...

Il y eut contestation du testament par le Roi d'Angleterre. Malgré cela, très vite certaines seigneuries passèrent aux Durfort. Ainsi, Eymery de Dufort, fils de Marquèze de Got et d'Amaud Durfort, reçu Villandraut, Blanquefort et Duras. Cette famille garda ces possessions jusqu'au début du XVIIe siècle. Cependant, cette succession des Durfort donna droit en de nombreuses controverses et autres discussions d'héritage. Il advint malgré cela qu'ils conservèrent une grande partie de leur biens. Cette famille faisait partie de la grande noblesse d'Aquitaine. Ainsi en 1377, plus exactement le ler septembre, nous trouvons Gaillard de Durfort avec le Sénéchal d'Aquitaine et le seigneur de Rauzan, qui défaits, donnent leur soumission au Roi de France. Cependant, il semble que par la suite les Dufort recouvrèrent leurs grâces auprès des Anglais. En effet, des privilèges sont accordés à Gaillard de Durfort, seigneur de Duras, Blanquefort et Villandraut par le fils du Roi d'Angleterre, le Duc de Lancastre, le 4 septembre 1391 et confirmés le 22 mars 1394. Il faut croire que ces seigneurs avaient parfaitement épousé le parti anglais, puisque Gaillard III de Durfort était sénéchal d'Aquitaine au XVe siècle et ce, au moins dès 1414. Au mois d'août 1414, il résidait au château de Villandraut puisqu'il reçoit un messager de la Jurade de Bordeaux.


6 - Le palais fortifié mis à l'épreuve des armes, une époque tumultueuse

Les seigneurs de Villandraut, les Durfort soutenaient fermement le parti anglais. En 1451, lors du traité de capitulation de Bordeaux, conclu le 12 juin, puis ratifié par Charles VII, Roi de France, le 20 juin, Gaillard de Durfort fait parti des signataires, côté anglais, avec entre autres : Gaston de Foix-Grailly, Captal de Buch, Comte de Benauge, Monseigneur Pey-Berland, Archevêque de Bordeaux... Déjà durant cette époque les troupes françaises sont passées près de Villandraut sans pour autant vraiment l'inquiéter. Ce n'est que partie remise, puisque le 23 octobre Talbot entre dans Bordeaux et, l'hiver 1452-1453 voit se dérouler les préparatifs de la Bataille. Après quelques escarmouches, ce fut Castillon qui sonna le glas des Anglais. Le 17 juillet les Anglais sont défaits et acculés contre la Dordogne, Talbot est tué. Cette bataille ouvrit les portes de la Guyenne et Bordeaux à Charles VII. Il fallait refermer l'étau autour de la ville, ainsi plusieurs places sont prises. Villandraut est définitivement pris par Charles d'Albret qui le soumet donc à l'autorité française. La guerre se poursuivit par les prises de Cadillac, Blanquefort, et Bordeaux chuta le 9 octobre 1453. Seuls résistaient encore Rions et le Château des Benauges, fief des Foix-Grailly. L'ère anglaise était résolument passée, la France redevenait maîtresse de l'Aquitaine.

Les Durfort font partie des bannis et émigrent en Angleterre. Le château de Villandraut est confié à Antoine de Castelnau, sire du Lau, par Louis XI en 1461. Cependant, en 1465, ce dernier prend le parti des adversaires du Roi lors de la ligue du bien public. Après la victoire royale, il est arrêté et ses biens sont confisqués. Ainsi le trésor de Villandraut passe à Gaston IV de Foix (1467). Le 15 octobre 1467, à Paris, Louis XI signe des lettres patentes attribuant à Gaston IV leur contenu. Un inventaire de ce trésor est effectué les 15 et 16 novembre 1467 ; il comprenait des pièces de vaisselle d'or et d'argent, des tapisseries de verdure, de la lingerie, une librairie (Nous savons d'ailleurs que Clément V, avait une petite collection d'ouvrages). Cet inventaire a été étudié par Pierre Tucoo-Chalaa dans la revue de l'Agenais (n° 111 - 1984). Le trésor est visiblement restitué à Antoine de Castelnau en 1472, par lettre patente du 14 février ; toujours est-il que ce trésor ne sera pas restitué aux Durfort-Duras lors de leur retour en France.

La famille de Durfort bénéficia des mesures de grâce promulguées par Louis XI puisque nous la retrouvons détentrice de ses anciennes possessions après 1465. Le château connut une période plus clémente, mais peut-être avait-il eu aux yeux de certains, l'inconvénient d'avoir été construit par un Pape. En 1572, après le massacre de la Saint-Barthélémy, des Huguenots s'emparèrent de Villandraut ; ils furent contraints par la suite de l'abandonner, mais il y revinrent en 1577. Ensuite un fort parti de ligueurs s'empara de la place, marris de n'avoir pu s'emparer de Bordeaux. De là, des coups de main étaient menés sur la région. L'affaire traîna, mais exaspéré par cela, le Parlement de Bordeaux arrêta la prise et la destruction de la place. En 1592, puisque le 24 juillet, 500 sacs de froment sont commandés par le Maréchal de Matignon qui résidait à Bazas, pour les troupes qui faisaient le siège de Villandraut. Après la prise du château, celui-ci est démantelé et la tour sud-est perd deux étages. Le seigneur de Duras sauve son bâtiment en obtenant du Roi de France Henri IV des lettres patentes portant inhibitions.


7 - Le château tombe peu à peu dans l'oubli, dédaigné des hommes

Après ces destructions le château est réparé de façon grossière, l'angle sud-est est empâté et l'on ne travaille que sur des modifications des corps de logis. Mais par la suite il est peu à peu abandonné par ses différents propriétaires qui n'y viennent qu'occasionnellement, laissant le bâtiment à la garde d'un châtelain puis d'un régisseur. Au début du XVIIe siècle le château appartenait à la famille de Lalanne (ou de Lalande). Sur acte du 4 février 1613, Mr de Lalanne conseiller au Parlement de Bordeaux, est qualifié de baron de Villandraut. On retrouve la même famille dans les mêmes fonctions en 1625. Mais il est encore question de détruire le château, on en parle le 4 septembre 1621, car des sommes ont été avancées par des courtiers. La remise en cause du château est représentée le 2 avril 1625 : "Mr Le Procureur-Syndic représente que le Sieur Andraut, substitut de Mr le Procureur Général de Bazas, l'avoir chargé de requérir de Messieurs les Jurats d'intervenir dans l'instance pendante au Conseil pour la démolition du château de Villandraut, attendu qu'étant extrêmement fort et les ennemis venant à la surprendre, pourraient incommoder toute la province. Sur quoy Messieurs Robert et de la Roquette, jurats, sont députés pour en aller informer Mr le Gouverneur de la province". Une nouvelle dépêche est faite sur ce même sujet le 31 juillet 1625. La famille de Lalanne ou Lalande avait bien cette seigneurie puisque Sarran de Lalande, chevalier, conseiller au Roi en ses conseils d'état et privés, second président en sa Cour au Parlement de Guyenne, était baron de Villandraut. Les membres de cette famille semblent avoir tenu divers rôles soit dans la Jurade de Bordeaux ou au Parlement et cela, de 1613 à 1644, à cette date le Sieur de Lalande est Major de la ville.

En 1660, la terre de Villandraut appartenait à Mr François de Salomon, Président à mortier au Parlement de Bordeaux. De même en 1663, Henri-François de Salomon est lieutenant général en la sénéchaussée de Guyenne. Cependant, le château appartenait à la famille de Lalanne en cette fin du XVIle siècle. En effet, un aveu et dénombrement de la seigneurie est effectué le 12 mars 1679 au profit de dame Marie de Lalanne. Au début du XVIIIe siècle, terres et château de Villandraut sont à la famille de la Faurie. Vers 1769, la seigneurie de Villandraut est achetée par Charles-Philippe de Pons, de demoiselle Jeanne-Louise de la Faurie, fille mineure de Jean Zacharie de la Faurie, baron de Villandraut. Par succession, ces possessions vont à Louis-Marie, marquis de Pons, lieutenant général des armées du Roi, ministre plénipotentiaire à la cour de Berlin, ambassadeur aux cours de Suède et d'Espagne. A sa mort, les terres furent transmises à son fils, puis au Comte de Sabran-Pontevès. Le château appartient toujours à cette famille.

Entre temps, durant la tourmente révolutionnaire, le château est dépecé, on vend planchers, toitures et autres boiseries et des pierres sont utilisées pour la réfection des routes et chemins. La ruine est ainsi consommée et le château prend dès cette époque le visage que nous lui connaissons. Vers 1865, des locataires vivaient dans le château, utilisaient les salles des tours et avaient transformé les fossés en potager. Le château est classé Monument Historique le 13 juillet 1886. Des fouilles et restaurations légères sont entreprises à l'initiative de Mr Cadis. Le château est repris par l'Association Adichats en 1983, moyennant un bail à long terme signé par les propriétaires, Mesdames de Camé-Marcein et Villeneuve-Esclapon, nées de Sabran-Pontevès.


8 - Le château de Villandraut de nos jours

Les ruines imposantes qui se dressent fièrement au nord du bourg sont les témoins de plusieurs siècles d'histoire et d'évolution architecturale. Traces qu'en ont laissé les différents occupants du XlVe au XIXe siècle. Essayons de faire une promenade dans l'antre même du château tel qu'il nous est parvenu. Aujourd'hui, le château paraît relativement complet. Il ne manque en fait que les structures extérieures (basse-cour, vallum ... ). L'ensemble construit est homogène, et comprend les douves et le château proprement dit. Les douves sont totalement conservées et très peu encombrées. Leurs dimensions sont de 15 m de largeur en plafond pour 6 m 50 de profondeur. Elles ont des particularités précises :

Arrondi au droit des tours pour permettre une largeur minimale constante,
Contrescarpe totalement maçonnée avec traces de barbacanes, plafond dallé de moellons fichés dans le sol et liés avec un mortier maigre de chaux. Ce sol rare en Aquitaine est en cours de dégagement,
Possibilité de mise en eau par plusieurs sources dont la plus importante est au Sud. Un canal souterrain, fermé par une vanne, permettrait la régulation du niveau et évacuait le trop plein vers le Ciron.
Le château conserve un plan barlong de 52 X 43 m, orienté Nord-Sud. L'enceinte, totalement conservée, a une élévation de 18 m, pour une épaisseur moyenne de 2 m. Chaque angle est cantonné d'une tour cylindrique à base talutée. Deux autres tours de 11 m de diamètre pour 27 m de haut offrent à la fois confort résidentiel et rôle défensif Elles se décomposent en quatre niveaux, sur salle basse voûtée en plein cintre, desservis par un escalier en vis, pratiqué dans l'épaisseur des murs. Les deux premiers niveaux sont des pièces octogonales voûtées d'ogives et parfaitement logeables, avec cheminée et latrines. De plus, le deuxième est abondamment éclairé par une ou deux fenêtres. Le niveau supérieur, étage strictement défensif, recevait une charpente. Quant au dernier, c'est en fait le chemin de ronde, protégé autrefois par un parapet crénelé et des hourds. Un important châtelet, front Sud, accessible par un pont de pierre aux arches voûtées au XVIIe siècle défend l'accès principal. Après avoir franchi un double pont mobile, deux assommoirs, deux archères, une herse et une porte, on peut alors pénétrer dans la cour. Elle est de nos jours bordée à l'est et à l'ouest par deux ailes de logis. Les traces de fondations visibles au Nord, permettent de signifier la présence d'une autre aile plus importante. Ces façades encore en place, conservent, notamment à l'étage noble, des portes avec chapiteaux à feuillages et des baies ogivales dont les remplages furent remplacés par des croisées. Sous l'aile Ouest est visible un vaste cellier voûté en berceau brisé. Les logis et la courtine nord gardent très présentes les modifications du XVIIe siècle avec percement de grandes baies et construction d'une galerie d'arcatures plein cintre, dont le pendant fut réalisé au sud, en revers de la façade d'arrivée.


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MessageSujet: Re: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Mer 6 Déc - 2:09

Et enfin les photos ! Wink





Description du Château de Villandraut : palais forteresse symbole de la puissance du prélat


Si le château de Villandraut se présente comme une oeuvre complète et homogène malgré les diverses modifications qu'il a subies, essayons d'en tracer le portrait médiéval.

La construction du château a débuté en 1305, grâce à l'entente d'Arnaud Garsie de Goth Seigneur de Villandraut et de son frère cadet, Bertrand, devenu le Pape Clément V. Le projet du château se situe au confluent de diverses influences :

- le plan régulier des constructions Philippiennes parti pris dès 1190 dans divers château comme le Louvre, Dourdan, Yèvre...
- la science défensive et circulatoire des châteaux Edouardiens de la fin du XIIIe siècle,
- l'importance de l'habitat avec un grand confort des palais espagnols ou italiens.

Cependant le père de ce type de châteaux serait Druyes, édifié à partir de 1150 par Guillaume de Nevers, puis par Pierre de Courtenay.

Villandraut a été construit en très peu de temps, probablement de 1305 à 1312, avec des parties achevées dès 1307-1308 puisque Clément V y séjourna. Cependant le projet initial subit quelques aléas, comme la non-réalisation des défenses de la poterne nord, (Les pierres d'attente sont visibles sur toute l'élévation de la courtine.)

La bastille recevant le pont?levis et les cages des latrines furent rajoutées par la suite, peut-être par le Vicomte de Lomagne qui reçut le château après la mort de son oncle le Pape. Les tours, pour leur part, n'ont pas été vraiment modifiées. Seuls les couronnements ont disparus. Les questions se posent pour leur couverture. On note sur les restes de parapets la présence de boulins. Ceux-ci permettaient l'assujettissement de blochets pour l'édification des hourds. Cependant, comme il n'y a pas de gargouilles propres à l'évacuation des eaux pluviales (comme à Budos, Roquetaillade ou Fargues ...) il est logique de penser que la toiture recouvrait l'ensemble de la tour, les hourds se raccordant soit sur la même pente ou formant coyaux.

Les trois ailes de logis, dessinant un palais en U permettaient une bonne répartition des fonctions résidentielles. Ainsi, en plus d'un étagement utilitaire-résidentiel noble, on note une séparation public-privé par les antichambres.

Au rez-de-chaussée, à l'ouest, il y avait deux salles sans cheminée avec une large porte côté cour, qui laisse penser en la présence d'une écurie avec fenil et remise. Au nord, il y avait quatre pièces, dont deux avaient des cheminées. L'est était plus habitable, avec cheminées, portes moulurées et fenêtres à croisées surmontées d'un tympan nu. Ces deux pièces étaient probablement une salle de garde et la cuisine. L'étage était accessible depuis la cour par de grands degrés. Celui de l'ouest est toujours conservé alors qu'au sud il est englobé dans la galerie XVIIe. L'aile est recevait deux salles de logement privés. L'aile nord renfermait la chapelle et deux ou trois antichambres alors qu'à l'ouest était la grande salle (30 X Cool.

Ces pièces sont éclairées sur cour par des baies ogivales à remplage et sur l'extérieur par de nouvelles baies à remplage sous linteau droit. Les chambres se trouvent dans les tours où les salles sont plus petites et très confortables. D'ailleurs on trouve trois latrines par tour. Le raffinement du décor, même s'il fut réalisé en partie par des artistes locaux, est à la hauteur de l'édifice. Ainsi, on notera, suite aux fouilles effectuées, un sol de carreaux de pavement en terre cuite rouge, avec motifs estampés et glaçurés, des baies avec chapiteaux sculptés et historiés, des vitraux, des décors peints, des gargouilles sculptées, des clés de voûtes sculptées ou historiées...

Dans le même esprit, le système défensif de la place a été développé. Tout d'abord dans les circulations, il y a la constitution de sas clos, qui donnent une intimité résidentielle et isolent les différents zones du château. Si les hourds sommitaux paraissent obsolètes, les nombreuses archères sont ici toutes en croix-pattée avec étriers aux extrémités. Si les courtines paraissent compactes, avec un report défensif sur le sommet, les tours sont quant à elles, conçues de façon unitaire et indépendante. Chaque tour a ses niveaux desservis par un escalier en vis, logé dans l'angle, rentrant avec les courtines. Cela n'affaiblit pas les maçonneries. Elles sont toutes de même hauteur et dominent le chemin de ronde de l'enceinte de 8 m. Elles sont très fortement projetées sur l'extérieur afin d'améliorer la défense flanquante.

Le châtelet du front sud, est un modèle du genre. Il est un vrai catalogue de ce qui se faisait pour défendre la porte, véritable point faible par principe. On a ici accumulé tous les moyens défensifs connus, même en incluant deux archères dissuasives dans les parois de la bastille. Sous l'entrée, une porte, dont le couloir interne permettait un accès direct aux douves. Celles-ci sont un élément important dans la défense, ne serait-ce que par leurs dimensions. Leur côté exceptionnel tient au fait qu'elles soient totalement maçonnées (contrescarpe et plafond). On retrouve ce parti en Aquitaine, au château d'Orthez et aussi en Ile de France, notamment au Louvre. Le dallage de plafond permet une utilisation plus grande, et outre le fait du "trou", la présence de murets maçonnés, nous fait dire qu'il y avait probablement un lavoir et un vivier. Il faudrait pouvoir étudier diverses douves inondables et maçonnées afin d'en déterminer leurs véritables fonctions.

Les défenses extérieures ont disparu, mais les différences de niveaux des terrains environnants nous donnent quelques indices. Au nord, l'esplanade de 100 x 40 et en contre-haut de 2 m à 3 m par rapport au terrain voisin. Il s'agit probablement de la bassecour. Elle était prolongée par le vallurn qui entourait tout le château. La route actuelle passant sur sa crête. Basse-cour et vallurn étaient défendus par une enceinte.


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Dossier sur Bazas et son environnement "castelain" encore à suivre ! Razz

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MessageSujet: Re: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Mer 6 Déc - 2:15

Allez dernier post de ce dossier avec le Château de Cazeneuve ! Very Happy



Site Royal, ancienne résidence des Rois de Navarre, du Roi de France Henri IV et de la reine Margot, demeure de la famille Ducale des Sabran-Pontevès, le château de Cazeneuve reconstruit au XIVe siècle par Amanieu VII d'Albret, a été restauré à la demande de Raymond de Vicose dans les années 1600-1610 car il était disait-il «inhabité et inhabitable» du fait des dévastations de la guerre.


En voici quelques photos : Very Happy











Description du château

L'ensemble des constructions et des terrassements du château est fort vaste puisqu'il s'étend sur 230 mètres de long et 135 mètres de large. Construit sur des fondations gallo-romaines, on distingue quatre parties principales.


1 - La Motte

Au nord, où il fut édifié au XIe siècle le « château primitif » essentiellement fait de bois et de terre. Il était bâti sur un promontoire rocheux en forme de cône très abrupt de dix mètres de haut. Adossé au confluent de deux rivières, l'Homburens et le Ciron, seules des lices de trois à quatre mètres de largeur l'en séparaient. Une coupure, visible dans la cour basse, isolait la forteresse du reste du plateau. Telle est l'origine de Cazeneuve. Deux siècle plus tard, il deviendra le donjon d'un château beaucoup plus vaste.

De nos jours, sur cet emplacement, quelques rares pans de pierre taillée restent les seuls vestiges de cet édifice.


2 - Le château

A l'aube du XIVe siècle, Amanieu VII d'Albret décida de construire, accolé au château primitif, un important château-enceinte. Enserrant une vaste cour intérieure, il épouse la forme d'un polygone irrégulier, semblable au plan actuel.

Toujours délimitée par le cours du Ciron et de l'Homburens, la forteresse médiévale s'élargit au sud vers le plateau dont elle est séparée par des douves sèches. Un pont-levis la sépare de la première enceinte.

Le château actuel est construit au tout début du XIVe siècle, par Amanieu VII d'Albret, c'est Raymond de Vicose dans les années 1600-1610 qui entreprend sa restauration car il était disait-il « inhabité et inhabitable » du fait des dévastations de la guerre.

La juxtaposition architecturale de ces deux époques confère à l'ensemble une spécificité et un aspect à nul autre semblable. Eléments médiévaux austères et défensifs cohabitent harmonieusement avec le faste et l'allure gracieuse et plus souriante du XVIIe annonçant le siècle proche des Lumières.

On pénètre dans l'enceinte du château Grâce à un pont à deux arches enjambant les douves sèches. De part et d'autre du pont, une balustrade en pierre aboutit à deux embases de piliers carrés qui soutenaient jadis le pont-levis.

Un grand portail dont les pilastres toscans supportent un blason armorié et un fronton brisé ouvre sur la cour d'honneur. Le large passage taillé dans l'épaisseur du mur épouse une forme biaisée qui permettait aux voitures à cheval de se présenter face à la porte d'entrée principale du logis seigneurial. Au-dessus, une galerie découverte bordée de balustres de pierre allège cet ancien mur moyenâgeux...


3 - La ville de Cazeneuve

Faisant partie intégrante du grand dessein d'Amanieu VII, la ville de Cazeneuve était un véritable bourg où grouillait toute une vie citadine. Elle possédait ses propres notaires et plus tard Charles II se dira être « dominus ville et castri casenove ».

Elle s'étendait devant le château au-delà des douves et était délimitée par une enceinte constituée de hauts remparts crénelés. Au pied de cette épaisse muraille, de larges fossés non bâtis assuraient une défense supplémentaire. L'accès se faisait par un pont-levis.

A l'intérieur se trouvaient les constructions et à gauche de l'entrée, des jardins à la française sans doute dessinés tardivement au XVIIe siècle. Les défenses de cette ville furent fortement endommagées par les guerres successives. Les fossés ont été définitivement remblayés en avril 1862.

Aujourd'hui subsiste encore la porte d'entrée de la ville, en arc brisé dite « arc de triomphe » et une grande partie de la muraille est qui sert d'appui à des constructions plus récentes.


4 - La Barbacane

L'entrée de la ville de Cazeneuve était protégée par une construction avancée : une puissante barbacane appelée «Tour de Lusignan». La muraille reposait sur un monticule de terre de soixante toises de circuit et entourée elle aussi de fossés. La barbacane, premier point défensif d'avant-garde, servait en quelque sorte de « sas » car il fallait tout d'abord pénétrer dans cette cour. De là, un premier pont-levis se baissait pour permettre l'accès dans la ville. Un deuxième gardait l'entrée du château. La tour de Lusignan disparaît définitivement dans les années 1880.

Texte de Madame Edith de Sabran-Pontevès


http://www.casteland.com/pfr/chateau/aquitaine/gironde/cazeneuve/cazeneuve.htm

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MessageSujet: Re: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Lun 11 Déc - 21:12

WOW! Je t'avoue que je n'ai pas tout lu, mais c'est super complet, aussi bien textuellement qu'iconographiquement, chapeau d'avoir dégoté autant d'informations sur un site pareil, que je ne connaissais pas et qui montre bien la puissance de certains seigneurs, notamment à la période médiévale.
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MessageSujet: Re: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Lun 11 Déc - 23:19

Panneau Merci pour les compliments Laughing c'est vrai que ça m'a pris du temps pour constituer ce dossier, surtout pour adapter une mise en page potable pour le forum mais ça vaut le coup, j'ai appris un tas de trucs que j'ignorais totalement sur cette zone trop peu connue et j'espère que chacun pourra apprendre un truc qui l'intéresse. Wink Smile

Ar Falc'hon a écrit:
montre bien la puissance de certains seigneurs, notamment à la période médiévale.
En effet ! Et d'ailleurs pas une majorité de seigneurs très loyaux envers leur pays (même avant que ça devienne vraiment la France) certains étaient trop copains avec les anglois à mon goût ! Evil or Very Mad Laughing

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MessageSujet: Re: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Mar 12 Déc - 0:36

Citation :
WOW! Je t'avoue que je n'ai pas tout lu, mais c'est super complet, aussi bien textuellement qu'iconographiquement, chapeau d'avoir dégoté autant d'informations sur un site pareil, que je ne connaissais pas et qui montre bien la puissance de certains seigneurs, notamment à la période médiévale.

+1 !! Smile

je trouve que le chateau de Cazeneuve est pas mal , architecture sympa j'aime bien mieu que l'autre qui est taillé on va dire " a la cerpe " avec une forme trop droite et sans formes " douce " , perso je le trouve moche a souhait car il parait trop moderne , bref beurk Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Mar 12 Déc - 0:50

Oui pas mal celui de Cazeneuve mais perso' je trouve qu'il manque un peu de cachet dans le sens vrai "château" Laughing et fait plus grosse demeure bourgeoise, je n'y peux rien : les gros châteaux et notamment ceux typés châteaux forts médievaux tels que le Château de Roquetaillade ça m'attire bcp plus la vue ! Razz

Le Château de Roquetaillade moderne ? Euh oui et non, il est typé médieval donc plus ancien que Cazeneuve, mais là où il est plus moderne c'est qu'il a été restauré par... Monsieur Viollet le Duc en personne ! Enfin les travaux ont été dirigés par lui pour être plus précis Wink Laughing et cet homme l'un des plus grands restaurateurs (sinon le plus grand) du 19e siècle des monuments du patrimoine historique, avait une particularité qui aujourd'hui ne se fait plus : en plus de restaurer il interprétait s'il manquait de données en faisant des corrélations avec d'autres bâtiments du même genre et/ou du même secteur géographique et pouvait même aller jusqu'à ajouter des éléments s'il estimait que le bâtiment n'avait pas été fini à l'époque de sa construction ! Laughing Totalement impossible comme procédé de nos jours ! Laughing Imagine : il faudrait compléter la cathédrale de Notre-Dame de Paris dont les flèches n'ont jamais été terminées et ça couterait tellement cher ouhlala ! Laughing Et puis faudrait être certain que s'ils l'avaient fait à l'époque ils auraient fabriqué exactement la même chose, à la couleur et au centimètre près... ça parait difficile tout de même... Wink Mais qui sait, ptet un jour changera-t-on d'avis et si on a plus de thunes (là c'est mal barré par contre Laughing) on se mettra à vouloir terminer les monuments historiques jugés non finis par les bâtisseurs de l'époque ! Laughing Wink

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MessageSujet: Re: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Mar 12 Déc - 0:55

c'est la vue du neophyte d'architecture medievale lol!
Oui Cazeneuve parait grosse demeure de bourgeois , mais il a un cachet plus sympa que le chateau Château de Roquetaillade , qui n'est pas moderne mais fait " moderne " nuance ... cela fait plus genre Disneyland que chateau a la grande prestance dans le genre Chateau du Haut Koenigsbourg , ou Chateau de Malbrouck.
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MessageSujet: Re: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Mar 12 Déc - 1:25

Ourson de LU a écrit:
c'est la vue du neophyte d'architecture medievale lol!
Je suis pas certain que ce soit le fait d'être un néophyte qui joue Laughing mais n'ayant pas fait d'études concernant l'architecture et donc manquant de connaissances dans le domaine malgré mon intérêt, oui on peut dire que je suis un néophyte dans le domaine, je n'en ai pas honte du tout. C'est un simple fait. Wink Laughing

Ourson de LU a écrit:
Oui Cazeneuve parait grosse demeure de bourgeois , mais il a un cachet plus sympa que le chateau Château de Roquetaillade , qui n'est pas moderne mais fait " moderne " nuance ... cela fait plus genre Disneyland que chateau a la grande prestance
Hum je ne touve pas qu'il fasse plus moderne Laughing ou alors tu veux ptet dire trop cliché par rapport à ce que l'on retient et à ce qu'on s'attend le plus à voir d'un château type médieval ?
Dans ce cas je serais plutôt d'accord mais sinon bof je ne trouve vraiment pas qu'il ait une allure plus moderne. Suspect

Ourson de LU a écrit:
dans le genre Chateau du Haut Koenigsbourg , ou Chateau de Malbrouck.
Je ne dirais que ça : des photos des photos des photos ! Laughing Razz Wink

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MessageSujet: Re: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Mar 12 Déc - 1:25

KaLeT a écrit:
Oui pas mal celui de Cazeneuve mais perso' je trouve qu'il manque un peu de cachet dans le sens vrai "château" Laughing et fait plus grosse demeure bourgeoise, je n'y peux rien : les gros châteaux et notamment ceux typés châteaux forts médievaux tels que le Château de Roquetaillade ça m'attire bcp plus la vue ! Razz

Le Château de Roquetaillade moderne ? Euh oui et non, il est typé médieval donc plus ancien que Cazeneuve, mais là où il est plus moderne c'est qu'il a été restauré par... Monsieur Viollet le Duc en personne ! Enfin les travaux ont été dirigés par lui pour être plus précis Wink Laughing et cet homme l'un des plus grands restaurateurs (sinon le plus grand) du 19e siècle des monuments du patrimoine historique, avait une particularité qui aujourd'hui ne se fait plus : en plus de restaurer il interprétait s'il manquait de données en faisant des corrélations avec d'autres bâtiments du même genre et/ou du même secteur géographique et pouvait même aller jusqu'à ajouter des éléments s'il estimait que le bâtiment n'avait pas été fini à l'époque de sa construction ! Laughing Totalement impossible comme procédé de nos jours ! Laughing Imagine : il faudrait compléter la cathédrale de Notre-Dame de Paris dont les flèches n'ont jamais été terminées et ça couterait tellement cher ouhlala ! Laughing Et puis faudrait être certain que s'ils l'avaient fait à l'époque ils auraient fabriqué exactement la même chose, à la couleur et au centimètre près... ça parait difficile tout de même... Wink Mais qui sait, ptet un jour changera-t-on d'avis et si on a plus de thunes (là c'est mal barré par contre Laughing) on se mettra à vouloir terminer les monuments historiques jugés non finis par les bâtisseurs de l'époque ! Laughing Wink

Viollet le Duc pose effectivement un énorme problème aux historiens d'art car d'une part il a véritablement sauvé de la ruine, des centaines d'édifices que nous pouvons admirer encore aujourd'hui, mais d'autre part, il a défiguré des centaines d'autres,souvent en les "restaurant". C'est le cas de Notre Dame de Paris: les flèches qui se trouvent à l'arrière du batiment vers le chevet, couleur vert délavé, date du XIXème, à la base NDP n'a jamais eu ce genre d'élévation, comme tu l'as souligné, VLD trouvait qu'elle ne faisait pas assez gothique! Par contre, reconstitué la couleur initiale des facades des cathédrales n'est pas si difficile que ça aujourd'hui. A Reims,notamment, des sons et lumières permettent de temps en temps de voir comment la cathédrale était peinte à l'extérieur. Pourquoi? Parce que tout simplement les techniques scientifiques ont permis de retrouver des pigments, souvent infimes,restés en place pendant des siècles et à partir de là, on pourrait plus ou moins facilement évidemment selon les édifices, reconstituer leurs états initiaux. La science aide l'archéologie également, puisqu'avec des sciences comme la palynologie (l'étude des pollens), on peut même savoir quel type de fruits les hommes préhistoriques consommaient!!
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MessageSujet: Re: France - Aquitaine - Bazas et ses environs   Mar 12 Déc - 1:46

Ar Falc'hon a écrit:

Viollet le Duc pose effectivement un énorme problème aux historiens d'art ...
Oui j'avais vu ça dans une émission sur les châteaux et qui parlait de lui notamment à propos de Carcassonne.

Ar Falc'hon a écrit:
Par contre, reconstituer la couleur initiale des facades des cathédrales n'est pas si difficile que ça aujourd'hui. A Reims,notamment, des sons et lumières permettent de temps en temps de voir comment la cathédrale était peinte à l'extérieur. Pourquoi? Parce que tout simplement les techniques scientifiques ont permis de retrouver des pigments, souvent infimes,restés en place pendant des siècles et à partir de là, on pourrait plus ou moins facilement évidemment selon les édifices, reconstituer leurs états initiaux. La science aide l'archéologie également
Ca aussi je sais Wink oui si on voulait on pourrait rendre leurs couleurs aux cathédrales mais ça serait de bien gds chantiers qui seraient vite abimés avec la pollution dans les villes qui attaque tout et forcerait à accroitre le cycle des rénovations juste à cause des pigments abimés par la pollution... Mtnt hélas nous sommes habitués à nos cathédrales gothiques grises ! Sad

Ar Falc'hon a écrit:
des sciences comme la palynologie (l'étude des pollens), on peut même savoir quel type de fruits les hommes préhistoriques consommaient!!
Ah ça je ne savais pas ! Laughing On n'arrête pas le progrès comme on dit... Razz
Remarque on a bien trouvé des traces de la pollution générée par les mines romaines dans les bulles d'air piegées par la glace au Groenland alors... Wink

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